Patrick Bruel, la soif de vaincre

Un jour, un destin

Patrick Bruel  © Gamma

Dimanche 3 septembre à 22.30 sur France 2

Le deuxième portrait inédit de cette onzième saison d'Un jour, un destin est consacré à Patrick Bruel, artiste caméléon (cinéma, théâtre, musique) qui enchaîne les succès depuis quarante ans. De la « Bruelmania » des années 1990 à son récent et audacieux hommage à Barbara, retour sur le parcours singulier d'un homme animé par une puissante rage de réussir.

Patrick Bruel a toujours été animé par l’ardent désir de réussite, le puissant besoin de plaire, l’envie de prouver qu’il est un artiste complet. Dès ses débuts, il a su construire une relation forte avec ses fans au point qu’il a fallu inventer un terme pour qualifier le phénomène qu’il était devenu dans les années 1990. On parlait alors de « Bruelmania ».

Sa voix portait et comptait, il s’en est servi pour lutter contre l’extrême droite et inciter les jeunes à voter. Ce statut de porte-drapeau d’une génération l’a exposé à la critique et à la caricature. Ce tourbillon aurait pu tout emporter, lui faire perdre pied… Il a su résister et rebondir.

Depuis près de quarante ans, il occupe le devant de la scène artistique et collectionne les succès dans la chanson, au cinéma et au théâtre et pourtant il y a toujours chez lui cette crainte de ne pas être légitime. Il supporte mal que la reconnaissance critique lui fasse parfois défaut. Il aimerait faire rimer popularité et unanimité. Cette pugnacité qui le caractérise existe depuis l'enfance… Et la clé est sans doute dans une absence compensée par un amour fusionnel…