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la seconde guerre mondiale

L’unification

L’unification de la Résistance À partir du 3 juin 1942 l’autorité du Comité national Français et de son président, le général de Gaulle, est officiellement reconnue par l’ensemble des mouvements de la Résistance intérieure. La France libre devient la France combattante le 13 juillet 1942. La communication du 13 juillet 1942 signée du général de Gaulle et approuvée par le Comité national définit la France Combattante en ces termes : Ensemble des ressortissants français où qu’ils soient, et des territoires français qui s’unissent pour collaborer avec les Nations Unies dans la guerre contre les ennemis communs ; et symbole de la Résistance à l’Axe de tous les ressortissants français qui n’acceptent pas la capitulation et qui, par les moyens à leur disposition, contribuent , où qu’ils se trouvent, à la Libération de la France par la victoire commune des Nations Unies . Si la France Libre devient la France Combattante dans les actes officiels , le qualificatif de Français libres reste admis pour les combattants, les unités, les navires, les réseaux et les territoires qui l’ont acquis. Le premier numéro du Journal Officiel de la France Combattante, édité à Londres et daté du 28 août 1942, homologue ce changement de nom et publie cette circulaire du 29 juillet 1942 de l’Etat-major du général de Gaulle : » En prenant la décision de substituer l’appellation France Combattante à l’appellation France Libre , le Comité national, prenant acte de l’adhésion de tous les groupements qui, à l’intérieur même du pays, participent activement à la Résistance, a voulu marquer que la France Combattante groupait à la fois la France Libre représentée par les Forces Françaises Libres, les possessions d’Outre-mer et les Français de l’étranger , et la France Captive qui lutte contre l’envahisseur et l’autorité usurpée du pseudo gouvernement fonctionnant sous le contrôle de l’ennemi ». Le 13 juillet 1942 le gouvernement de Grande-Bretagne reconnaît la France Combattante et le Comité national Français comme son organe directeur. Il sera suivi par la Nouvelle-Zélande le 18 août, l’Australie le 25 septembre et l’URSS le 28, le 24 octobre par tous les gouvernements en exil à Londres.

Avant de rejoindre Londres en septembre 1941, Jean Moulin avait pris contact avec certains des chefs des premiers mouvements de résistance, et en particulier avec Henri Frenay, chef de "Combat", qu’il avait rencontré à Marseille chez le Docteur Recordier. Son but était de rassembler les résistants de l’intérieur autour du général de Gaulle. Le retour de Laval au pouvoir en 1942, les persécutions antisémites, la création, après l’échec de la "Relève" du "Service du Travail Obligatoire" (STO) en janvier 1943, commencent à ébranler l’opinion. Le STO en particulier sera à l’origine des "maquis" où seront accueillis de nombreux réfractaires. Jean Moulin, obtient conformément aux consignes de Londres, une séparation au sein de chacun des mouvements, de l’action militaire et de l’action politique. C’est le préalable nécessaire à la création d’une "Armée Secrète" résultant de la fusion des formations paramilitaires des mouvements de zone Sud : "Combat", "Libération" et "Franc-Tireur", et des cinq mouvements de zone Nord : "Organisation Civile et Militaire", "Libération Nord", "Ceux de la Résistance", "Ceux de la Libération" et le "Front National". Le général Delestraint accepte d’en assumer le commandement et se place ainsi sous les ordres du général de Gaulle, qu’il avait eu, avant la guerre, sous son autorité. Simultanément Jean Moulin crée, sous son autorité directe, deux services techniques : le "Service des Opérations aériennes et maritimes" (SOAM) qui deviendra plus tard le "Service des Atterrissages et Parachutages" (SAP) et le "Service Radio" dit WT. Il crée aussi deux organismes qui auront un rôle plus politique : le "Bureau d’Information et de Presse" (BIP), véritable agence de presse clandestine qui sera dirigé par Georges Bidault et le "Comité Général d’Etude" (CGE) chargé de préparer des mesures législatives et administratives à prendre lors de la libération. Enfin, Jean Moulin parvient à rassembler dans un même "Conseil national de la Résistance" le 27 mai 1943 les représentants des huit principaux mouvements de résistance, des deux centrales syndicales reconstituées dans la clandestinité (CGT et CFTC) et des six partis ou tendances politiques ayant eu un groupe parlementaire sous la IIIe République (Parti communiste, Parti socialiste, Parti radical, Parti démocrate populaire, Alliance démocratique et Fédération républicaine).

Source : Fondation de la France Libre.

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