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la seconde guerre mondiale

La débâcle et l’armistice

tags associés : Maréchal Pétain , Armistice

Le 10 mai 1940, après huit mois d’une "drôle de guerre", les parachutistes allemands sautent sur la Hollande, à l’avant-garde de trois millions d’envahisseurs. Puis, la Wehrmacht entre en Belgique.

Le commandant en chef allié, le général français Gamelin, envoie donc en Belgique ses meilleures divisions motorisées, le fer de lance de l’armée française, avec tout le corps expéditionnaire britannique. Ces soldats sont des vrais combattants, déterminés. Ils vont enrayer l’avance allemande en Belgique.

Et pourtant Hitler, dans son quartier général, est au comble de l’exaltation. Il donne comme consigne au maréchal Goering, le maître de l’aviation, de ne pas bombarder les colonnes françaises, de les laisser s’engager profondément en territoire belge. Puis il les attaque à revers. La véritable offensive se déroule à travers les Ardennes. Hitler a imaginé un piège, un coup de faucille qui brise les lignes françaises massées sur les frontières Nord et Est. La Wehrmacht encercle l’armée franco-britannique qui se trouve finalement acculée à Dunkerque. 400.000 hommes désemparés, s’entassent avec un dernier espoir de s’échapper par la mer. Le coup de faucille a réussi.

Dans le même temps, les civils des régions placées sur le passage de la Wehrmacht fuient les zones de combat. Avec l’avancée fulgurante des troupes allemandes, ce ne sont plus seulement les citadins qui paniquent mais aussi les ruraux. A Paris, les autorités tentent de canaliser l’afflux des réfugiés. La Belgique et tout le nord de la France se sont déversés sur les collèges, les casernes ou les hôpitaux, très rapidement submergés. Les voies ferrées sont coupées, la plupart des gens sont à pied et entassent quelques affaires sur des charrettes, des brouettes des vélos, pour les plus chanceux. Paris est déclarée ville ouverte, c’est-à-dire livrée sans combat à l’adversaire, pour ne pas subir le sort de Varsovie ou de Rotterdam, deux villes lourdement bombardées par l’aviation allemande. Le gouvernement est parti pour Bordeaux.

Le 14 juin 1940 à l’aube, les Allemands entrent dans Paris. La croix gammée, symbole du nazisme, flotte sur la tour Eiffel. Les occupants se ruent sur les archives des ministères abandonnés. Listes d’agents de renseignement, de Juifs, de Francs-maçons, sont immédiatement récupérées et l’original du traité de Versailles qui avait, en 1919, humilié l’Allemagne est aussitôt envoyé à Hitler. L’Exode s’arrête sur place. Les ponts de la Loire sont coupés. Il n’y a plus qu’un espoir : que les combats cessent. L’armée française, qui était considérée, avant le 10 mai, comme la première du monde, est détruite. Un million huit cent cinquante mille soldats sont faits prisonniers, avec 36.000 officiers et 176 généraux. Le 16 juin 1940, le conseil des ministres, à Bordeaux, met Reynaud en difficulté, et il démissionne. Pour lui succéder, le président de la république désigne alors Philippe Pétain comme chef du gouvernement. Le vainqueur de Verdun, annonce qu’il demande l’armistice.

Le butin de la campagne de France est immense : 2.000 chars. 5.000 canons. 300.000 fusils. 4 millions de munitions. Mais le butin, c’est surtout la France elle-même, ses usines, ses ports, ses richesses. Hitler, pour économiser ses troupes, préfère laisser une partie de la souveraineté à un gouvernement français à sa botte, avec une armée réduite, sans armement lourd. La France est coupée en deux. Une zone occupée au nord et le long de la façade atlantique, pour disposer des ports. La Méditerranée est contrôlée par l’Italie qui a une bande d’occupation le long des Alpes. Le reste est une zone dite libre, avec une nouvelle capitale, Vichy. Cette ville thermale a été choisie parce qu’elle dispose de nombreux hôtels où s’installent dès le début juillet, le Maréchal Pétain, et les ministères, dans une atmosphère pathétique.

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