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la seconde guerre mondiale
Ils ont consolé la France

Présentation du film

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Résumé

Dès juin 1940, alors que l’armée allemande entre dans Paris, des garçons de 14 à 17 ans répondent à l’appel du Général de Gaulle et rejoignent l’Angleterre.

Ces jeunes, appelés les Cadets de la France libre arrivent du monde entier (Amériques, Madagascar, Liban, Afrique du Nord, etc..) et évidemment de France (surtout de Bretagne) pour combattre le nazisme. Ils ont bravé mille dangers pour parvenir à rejoindre Londres, parfois sans l’accord de leur famille.

Face à l’arrivée massive de ces galopins , certes pleins de fougue et de bonne volonté mais trop jeunes pour intégrer l’armée, le chef de la France libre ne sait que faire. De Gaulle décide alors de leur donner une véritable formation d’officiers, à la hauteur de la prestigieuse école Saint-Cyr, alors qu’on manquait d’encadrement qualifié sur le terrain. Le père de la réalisatrice était l’un d’entre eux.

Ces gamins, qui ont su dire non à l’occupant, sont sans conteste d’un patriotisme à toute épreuve, mais pas toujours d’un comportement exemplaire. A l’école des Cadets, ils ne se sont pas privés de faire les 400 coups !

La tendresse et la fierté que de Gaulle porte à ses cadets ne se démentiront jamais et il leur rendra après la guerre le plus beau des hommages : Les Cadets ! Parmi les Français libres, ces jeunes furent les plus généreux, autrement dit les meilleurs. Mais aussi dans son chagrin, aux pires jours de son Histoire, ils ont consolé la France !.

Les personnages du film

René Lemoine
Fils d’un artisan de Soissons, le jeune René a 19 ans en 1942 quand il décide de partir en stop en Espagne, avec l’espoir de trouver un bateau pour l’Angleterre. Arrêté en Espagne, il passe six mois au camp d’internement de Miranda. Il finira par embarquer sur un paquebot anglais avec 42 autres jeunes Français. Le capitaine leur sert du champagne ! Arrivé en Ecosse il passe par la Patriotic school , école chargée de détecter les espions et les menteurs. Enfin René rejoint la France Libre et se voit affecter au BCRA. Il suit un entraînement de parachutiste et se blesse. A l’hôpital, il tombe amoureux d’une infirmière irlandaise qu’il épousera après la guerre. En 1943, René entre à l’école des Cadets, promotion 18 juin. Le 6 juin1944, il quitte l’école et rejoint le groupe Victory. Il revient en France à bord d’un destroyer. Il retrouve son père, en bleu de travail, en pleine rue ! Pendant la guerre, il avait envoyé à sa famille des ananas par la Croix-Rouge, qui étaient arrivés des mois plus tard tout pourris. Mais pour sa famille, ces fruits étaient la preuve que René était bien en vie…

Etienne Laurent
C’est une étrange histoire que celle d’Étienne Laurent, fils d’un médecin de Lorraine et d’une Africaine du Dahomey. Etienne est né en Afrique. En 1939, Etienne a 16 ans. Son père l’envoie en Angleterre étudier l’anglais et vivre dans une famille. La guerre éclate et le père fait rentrer son fils en France. Puis a lieu la débâcle. Le 5 juin 1940 son père lui donne quelques leçons de conduite et lui confie la voiture familiale avec l’ordre de gagner la côte et de là, prendre un bateau pour l’Angleterre. Après de nombreuses aventures sur la route, le jeune Etienne fait la connaissance, à Lorient, de six garçons qui veulent aussi partir pour la Grande-Bretagne et surtout de marins anglais qui veulent rentrer chez eux. La petite troupe finit par trouver un bateau qui les amène tous à Liverpool. Il arrive sur place le 17 juin et entend le discours du Général de Gaulle le lendemain, 18 Juin. Sa décision est prise ; Etienne Laurent se précipite à Londres, mais il est bien trop jeune pour être soldat dans l’armée. Il passera par l’École des cadets de la France Libre.

Pierre Lefranc
Après la guerre, Pierre a été chef de cabinet du Général de Gaulle. Il a écrit de nombreux livres de souvenirs et préside l’association des Cadets de la France libre. En 1940, il a 18 ans. Le 11 novembre 1940, le jeune Pierre organise avec ses camarades la première manifestation anti-allemande à Paris. Le groupe dépose une gerbe de fleurs avec Vive la France et Vive de Gaulle ! devant l’Arc de Triomphe ; ils arpentent les Champs-Élysées en criant des slogans patriotiques. Les Allemands les encerclent et blessent une dizaine d’étudiants dont Pierre, qui reçoit une grenade à la jambe. Arrêté, puis interné à la prison de la Santé, il est ensuite transféré à l’infirmerie de la prison de Fresnes. Il traverse la France et arrive en Espagne où il est interné six mois dans le sinistre camp de Miranda. Il parvient par la suite à rejoindre l’Angleterre et intègre l’école des Cadets. Aujourd’hui, sur le mur de la prison de la Santé, se trouve une plaque souvenir de cette manifestation du 11 novembre 1940.

Jean-Paul Lavoix
Pendant la débâcle, il trouve avec des amis deux canots sur la place de son village de Picardie. Le groupe les cache sans trop savoir ce qu’ils vont en faire. En 1941, les cinq garçons âgés de 17, 18 et 19 ans disent à leur famille qu’ils vont partir en Angleterre rejoindre la France libre. Le projet paraît tellement farfelu que personne ne les prend au sérieux. Après leur périlleuse traversée de la Manche en canots, ils débarquent tous en Angleterre (après un trajet de 32 heures) et deviennent les héros du jour, reçu par le couple Churchill. Une photo, utilisée pour la propagande, immortalise la rencontre. Pendant son séjour à l’école, Jean-Paul part en permission et des religieuses l’aident à envoyer un message à sa famille par la Croix rouge. La 2e D.B arrive en Angleterre et le jeune homme s’y engage.

René Marbot
Il a 18 ans en 1940. A cette époque, il vit au Liban avec sa famille. Il passe en Palestine (sous mandat britannique) pour tenter de s’engager dans les FFL. Trop jeune pour s’engager, il doit retourner au Liban pour former, sur place, une section scout gaulliste en attendant l’incorporation. René Marbot décide d’apprendre aux scouts la photographie ; il a déjà une idée derrière la tête quand il photographie des installations de fortifications. Et, en effet, l’armée de la France libre se servira, plus tard, des renseignements des scouts ! René rejoint Londres avec 18 autres jeunes français, venant du Liban mais aussi d’Egypte, de Turquie et de Syrie. 90 jours de voyage en bateau en passant par l’Inde et l’Amérique du Sud. Il arrive à l’école des Cadets en mai 43. Il passe ensuite au BCRA afin d’être parachuté en France dans un maquis. Arrivé à Paris après la libération, son unité part vers l’Allemagne.

Claude Voillery
Son père, consul de France en Islande, s’est rallié dès les premiers jours à de Gaulle. Claude a 17 ans et veut partir se battre. Son médecin de famille diagnostique un début de tuberculose et brise ses rêves de combat. Claude éclate en sanglots et le brave docteur lui parle d’une école qui vient d’ouvrir, à Bewdley, pour les jeunes patriotes, persuadé qu’il s’agit d’une sorte de sanatorium…Et le voilà à l’école des Cadets ! Jeune, chétif, Claude a beaucoup de mal à suivre les entraînements et enrage d’être chaque fois mal noté sur les épreuves physiques. Il décrit la vie de l’école comme personne et ne l’idéalise pas. Il rentre en France en 1946 après avoir été rattrapé par la maladie et envoyé deux ans dans un sanatorium.

Serge Arvengas
En 1940, il n’a que 15 ans. Son père, ambassadeur de France au Mexique était consul à Hambourg en 1938 et a pu constater le vrai visage du nazisme. Il est le premier ambassadeur à refuser l’allégeance à Pétain. En 1943, il a 18 ans et peut enfin s’engager. Serge passe par New York et demande à rejoindre la France libre. Les Américains essaient de le persuader de partir avec le général Giraud, leur favori. Serge refuse et embarque pour l’Angleterre avec une dizaine d’autres volontaires français. Le groupe arrive à Liverpool en avril 1943. Serge est envoyé immédiatement à l’école des Cadets et suit des cours de parachutisme. Serge est envoyé en France pour organiser les maquis. Il travaille en liaison avec les FFI.

Rémi Dreyfus
Il part pour Londres le 4 février 1942. En 1940, il a été mobilisé. Après la débâcle il entre dans une école française d’officiers, d’où il sera renvoyé parce qu’il est juif (décret de Vichy). Il est sous le choc de cette mise à l’écart et décide de rejoindre Londres et les FFL où se trouve déjà son frère. Il part en Espagne et de là part pour Lisbonne puis arrive enfin à destination. A Londres, les deux frères changent de noms pour ne pas causer d’ennuis à leur famille restée en France. Bien qu’un peu âgé pour intégrer l’école - il a 24 ans - il est tout de même envoyé à l’école des Cadets où il suit les cours de parachutisme. Rémi est parachuté en Bourgogne le 15 août 1944.

Générique :

Documentaire de Dominique Torres Produit par 13 Prod Alain Bastide avec la participation de France Télévisions Durée : 52’

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