Rechercher sur le site

la seconde guerre mondiale

La répression

Dès l’invasion de mai-juin 1940, des exactions sont commises à l’encontre des populations civiles, sur plusieurs commune du Nord et du Pas-de-Calais, en représailles de tirs de soldats isolés ou par dépit face à la résistance militaire alliée, faisant des centaines de morts.

Puis pendant la première année d’occupation, les Allemands ne considérant pas encore avec menace les actes de résistances, encore très isolés, la répression y est alors faible. Elle devient systématique au milieu de l’année 1941, comme l’illustre la politique des otages fusillés en réponse à des attaques anti allemandes. La fin de 1943 marque un nouveau chapitre de la terreur d’occupation, puisque les Allemands se rendent compte que la Résistance est devenue un phénomène de masse. Le nombre de sentences de mort augmente brusquement, la répression allemande se radicalise. L’action de la résistance s’intensifiant à l’automne 1943, les exécutions sommaires se multiplient et se doivent d’être exemplaire. L’occupant entreprend, avec brutalité, de disloquer la Résistance. Aux côtés de l’ensemble des forces allemandes mobilisées, Wehrmacht comprise, s’ajoutent les polices françaises ainsi que la Milice, organisation politique et paramilitaire française créée en janvier 1943 par le gouvernement de Vichy, pour lutter notamment contre la Résistance. Aux exécutions et déportations s’ajoutent les tortures systématiques dans les prisons et les exécutions sommaires et arbitraires. Ainsi, Jean Moulin, torturé par Klaus Barbie, meurt des suites de son incarcération sans avoir livré aucun des secrets qu’il détenait. Cette violence s’exacerbe après le débarquement en Normandie. Les Allemands vident les prisons et massacrent par centaines leurs détenus politiques, comme à Caen. Dans la nuit du 1 au 2 septembre 1944, 102 militants du réseau Alliance sont gazés au camp de concentration du Struthof. Un nouveau degré dans la terreur est franchi lorsqu’une violence de masse, frappant la population, se développe : exécutions et destructions de villages, dont Oradour-sur-Glane sera l’exemple le plus célèbre. Le 10 juin, la division Das Reich reçoit l’ordre de réprimer les maquis avec la plus grande dureté, d’impressionner et de terroriser les populations. Celle d’Oradour-sur-Glane, petite commune du Limousin, suspectée d’aider la Résistance, va en faire la triste expérience. Les hommes sont systématiquement fusillés, quant aux femmes et enfants, ils sont enfermés dans l’église et brûlés vifs. 642 personnes sont ainsi assassinées. Si la répression sanguinaire a freiné l’entrée en résistance de nombreuses personnes, elle n’a toutefois pas pu stopper, aussi terrifiante soit-elle, la montée irrésistible de la Résistance, qui va ainsi participer activement aux phases de la libération de la France.

Source : Mémorial de Caen

Tags
Informations légales
France Télévisions Droits de reproduction et de diffusion réservés © 2014 France Télévisions
Devenir annonceur sur nos sites | Mentions légales et crédits | Conditions générales d'achat
www.francetelevisions.fr, adhérent du Geste, est un site du groupe France Télévisions
Les sites du groupe France Télévisions :