Rechercher sur le site

la seconde guerre mondiale

"Faire quelquechose..."

Le choc et la stupeur de la défaite figent les Français. Mais, dès l’appel du 18 juin, certains d’entre eux sortent de leur torpeur et commencent à réagir contre l’Occupation allemande.

Dans les premiers temps, ce refus de l’Occupation s’exprime à travers une résistance civile spontanée et non-organisée tels que les manifestations du 11 novembre, les sifflements lors des actualités allemandes ou encore les grandes cérémonies d’inhumation de Britanniques. Ce furent également des gestes plus isolés, comme la coupure de câbles téléphoniques, le sabotage de quelques livraisons destinées à l’ennemi, des graffitis, des affiches, etc. Les motivations de ces résistants de la première heure sont variées. On relève une réaction nationale contre l’occupation étrangère, ainsi qu’une réaction politique et morale contre le nazisme, la dictature et le fascisme. Ces résistants ne répondent pas à des critères stricts. Toutes les couches sociales, toutes les sensibilités politiques et religieuses sont représentées au sein de la Résistance. Mais celle-ci est individuelle et désordonnée et se solde bien souvent par l’exécution des responsables. Elle doit s’organiser. Pendant les quatre années que va durer l’Occupation et le régime de Vichy, ces individus vont donc se chercher dans le but de poursuivre la lutte contre l’Axe et ses relais collaborationnistes sur le territoire français. Ils se trouvent pour former des « mouvements » qui, unis, peuvent jouer un rôle important dans la libération du pays. Ces mouvements sont souvent basés sur des critères politiques, religieux, pratiquant la contre-propagande et parfois l’action violente. La création puis le développement des « réseaux » opère petit à petit. Il s’agit alors de collecter des renseignements, d’organiser des évasions ou encore de réaliser des sabotages. Peuvent également être assimilés à des résistants ceux qui ont œuvré pour le sauvetage des Juifs sur le territoire français, les « Justes ». Il y eut d’autres formes d’actions hostiles à l’ennemi. Elle englobe des aspects plus civils et non-violents. Il faut citer les nombreux imprimeurs qui ont fabriqué des faux papiers, mais également ceux qui s’échinèrent à faire exister la presse clandestine. Plus de 1000 publications clandestines ont été répertoriées en France. Éphémères, impitoyablement pourchassés, ces feuilles et journaux clandestins luttent contre la propagande des nazis et de Vichy, prodiguent conseils, mises en garde et incitent à agir contre l’occupant. La recherche de renseignements est l’autre activité principale des résistants et mobilise un grand nombre d’individus. Organisés en réseaux, les opérateurs radio communiquent leurs informations à Londres. Mais ceux-ci le paye de leur vie, leur espérance de vie ne dépassant pas les 6 mois. La Résistance, qu’elle se fasse par des réseaux ou des mouvements, ne regroupe qu’une minorité de la population, mais qui ne saurait subsister sans de nombreuses complicités populaires.

Source : Mémorial de Caen

Tags
Informations légales
France Télévisions Droits de reproduction et de diffusion réservés © 2014 France Télévisions
Devenir annonceur sur nos sites | Mentions légales et crédits | Conditions générales d'achat
www.francetelevisions.fr, adhérent du Geste, est un site du groupe France Télévisions
Les sites du groupe France Télévisions :