Le maquis Bir-Hakeim
Primitivement installé dans la région de Villefranche-de-Rouergue en Aveyron, le maquis Bir-Hakeim se signale par sa grande mobilité et fixe ses campements tour à tour dans l’Hérault, dans les Pyrénées-Atlantiques, dans le Gard où il se renforce en effectifs avec l’arrivée de nombreux réfractaires au STO et en matériel grâce à des parachutages ou des prises d’armes. Les nombreux coups de force signés par le maquis Bir-Hakeim, l’audace de son chef Jean Capel, connu sous le pseudonyme de "commandant Barot", sont à l’origine du prestige des biraquins auprès de la population et la puissance occupante accroît la pression afin de débusquer les membres du maquis devenu une véritable armée clandestine. Regroupés dans les Cévennes, le groupe est rejoint par le maquis Montaigne, un maquis d’antifascistes allemands dirigé par le communiste Otto Kühne et mène une attaque contre une patrouille de la Feldgendarmerie. Cet acte est suivi d’une offensive allemande dont les maquisards réussissent à échapper mais ils sont rattrapés au village de La Parade, le 28 mai 1944, où les 3/4 de l’effectif du maquis, dont le commandant Barot, perdent la vie après des combats sanglants. L’annonce du débarquement en Normandie galvanise les rescapés et multiplie les ralliements. Le 26 août, le maquis Bir-Hakeim participe activement à la libération de Montpellier et au harcèlement des troupes allemandes en repli.



































